Au sein de l'atelier d'icônes et d'Art Sacré du Morbihan  , chacun peut, sans bases préalables, acquérir, à son rythme, les techniques de l'icône ou de la fresque sous la houlette de Marie Berger, iconographe depuis 25 ans.
Dans une ambiance priante et chaleureuse, l'atelier accueille à la fois cinq à six élèves à chaque cours, nombre volontairement réduit pour pouvoir leur consacrer le temps nécessaire.
Aller droit au fait, sans, initialement, perdre trop de temps dans les techniques préparatoires (qui viendront plus tard si souhaité), aller à la rencontre de l'être céleste en progressant du plus simple au plus complexe, bref, sortir de cette (demi) journée de travail en pouvant se dire "Je ne suis plus tout à fait le (ou la) même".

"Voici vingt-cinq ans, dit Marie, l’icône m’apprit ses règles et techniques séculaires Elle fut ma première fenêtre sur le Royaume.
J’appris le Roi et son service, la Liturgie, icône du Culte éternel.
J’appris les siècles qu’on m’avait cachés, ceux de la Chrétienté, de l’Orient à l’Occident, cette robe, visible à mes yeux mortels, de l’Epouse, de l’Aimée du Cantique des Cantiques.

J’en compris l’Unité profonde, mystique. Un en Lui ."

Le murmure de l'âme

Je ne sais rien faire d'autre. J'indique mon Nord.
Je pourrais tout aussi bien indiquer le Sud, ou l'Est, ou l'Ouest, ou n'importe quel point de la rose des vents ... comme le font, d'ailleurs, d'autres boussoles "étrangères".
Une chose est sure, c'est que si j'indique autre chose, c'est que je suis ... déboussolée.
Mon Nord, c'est ma raison d'être. Et même si le roulis et le tangage de la vie me font osciller, je finis toujours par me stabiliser en pointant vers ce point. Je n'y suis pour rien. "On" m'a construit comme ça.
Comme je ne sais rien faire d'autre, je le fais avec une constance un peu brutale que, souvent, cher capitaine, tu dois trouver obtuse et énervante.
Pourtant, il a bien fallu, faute de n'être qu'un bête et passif instrument du voyage, trouver des justifications à cette polarité, l'habiller de raison, la parer d'une Transcendance.
C'est ainsi, qu'avec la patine et les rides du temps, je le trouve beau, mon Nord. Tellement d'autres boussoles, du même fabriquant, l'ont indiqué avant moi, avant de reposer au fond des océans. Ce Nord, il n'est ni à droite, ni à gauche, ni en bas, il est en haut et une étoile brille sans bouger au dessus de lui.
Mais je ne suis qu'une boussole et n'ai pas la prétention d'indiquer la direction du bateau. Là, c'est ton affaire, Cher Capitaine. Je ne suis pas là pour t'indiquer où tu dois aller mais pour que, toujours, tu saches où tu es et où tu vas.
Si parfois, tu trouves que j'indique un nord bizarre, c'est soit que je suis déréglée par une "masse" quelconque qui me perturbe, soit que, quelque part, ton estime est erronée et que tu n'es pas où tu croyais être. Les courants de la vie sont tellement traitres ! Ce n'est jamais très grave: un petit tour vers la table de navigation, quelques calculs à refaire et c'est bon.

Cher Capitaine, je n'ai pas d'autre raison d'être que ton service. "On" m'a construit pour ça. Sous la vitre froide de ma rosace et malgré la rouille, mon coeur de boussole bat pour toi.

Textes à méditer

Petite anthropologie de l'homo sapiens pharisianus
La Foi délivrée du dogme
De la pathologie individuelle à celle du groupe
Le murmure de l'âme
Qu'est-ce que la liturgie ?
La Foi délivrée du dogme ?

L'Eglise toujours sainte est fondée à jamais, avec ses pouvoirs hiérarchiques définis et indestructibles, pour nous faire participer aux trésors ineffables de sagesse et de grâce qui sont cachés dans le cœur du Seigneur Jésus,

De savoir cette première vérité nous met à l'abri des vaines illusions sur les «dépassements» de toute sorte, dont on nous parle tant de nos jours.


Puisque nous sommes dans la plénitude des temps nous ne risquons point de dépasser l'Incarnation rédemptrice; pour le même motif il n'est pas question de délivrer l'Eglise de la constitution immuable que le Seigneur a voulu lui assigner. Saint Paul a sans doute délivré du Judaïsme l'Eglise naissante mais c'était pour permettre à l'Eglise de s'affirmer telle qu'elle est: Eglise de Jésus et de la Loi nouvelle et non église de la loi mosaïque qui est à jamais révolue depuis le jour de Pâques et Pentecôte.


Ce serait donc une sinistre plaisanterie de se réclamer par exemple de saint Paul pour prétendre délivrer l'Eglise de je ne sais quelles survivances archaïques lorsque l'on sait que ces survivances ne sont autres que les structures de l'Eglise voulues par le Seigneur: doctrines définies et sacrements déterminés. Cette plaisanterie sinistre porte un nom: c'est l'œcuménisme postconciliaire.

Il "délivre" l'Eglise du poids de vingt siècles de traditions, il "dépasse" vingt Conciles dogmatiques. Il fait des accords ... pour que les dogmes soient également acceptables à ceux qui croient et aux hérétiques et pour que les sacrements soient intercélébrés entre ceux qui y croient et pour qui ils sont institués et ceux qui en nient la validité.

Dépassement qui est une duperie. 


La Théologie de l'Histoire. R.-Th. Calmel o.p. DMM
Petite anthropologie de l’Homo Sapiens pharisianus (nom commun : pharisien)
Des origines à nos jours

On pourrait le croire disparu depuis l’an 70 environ.
Erreur. L’espèce a non seulement survécu mais s’est multipliée et parfaitement adaptée à tous les environnements.
Ses individus paraissent, a priori, difficiles à détecter en raison de leurs capacités mimétiques.
C’est pourquoi, il est utile d’en décrire les caractéristiques qui en font une sous-espèce parfaitement reconnaissable.
Il est aussi utile de préciser que les individus de cette sous-espèce présentent toutes les caractéristiques ici décrites, méritant une inscription aux Livre des Origines (L.O.)
D’autres sous espèces peuvent aussi présenter l’une ou l’autre de ces caractéristiques. Mais faute de les posséder toutes, ce ne sont que des commensaux, mais non des croisements. Car le pharisien ne se reproduit pas avec d’autres que lui. Il est par nature consanguin.

La première de ses caractéristiques est son attrait pour le pouvoir. Précisons de suite qu’il  ne cherche pas obligatoirement à l’exercer. Avant tout, il aime œuvrer dans les sphères du pouvoir.
Le pharisien est toujours du coté du manche.
Hier il clamait « nous n’avons d’autre roi que César ».
Aujourd’hui, politique, il s’agenouille devant le plus fort, journaliste, il se fait le héraut servile des dirigeants de son groupe de presse, artiste, il déclame docilement tous les poncifs de la bien pensance pour pouvoir continuer sa carrière de saltimbanque.
Servilité, lâcheté, opportunisme.
Mais l’explication est trop courte et nécessite de remonter la chaine des causes.
Car le pharisien se dit indépendant et courageux. Mais si !

Le fond du problème est que le pharisien croit au sens de l’histoire et veut s’en faire le serviteur. Il croit à l’histoire comme à un démiurge doté d’une volonté propre.
Or qui n’a jamais détecté la conscience de l’histoire ? Qui n’a jamais détecté sa volonté ?
L’histoire n’a donc pas de sens propre sinon celui que lui impriment les volontés humaines, bien humaines, qui l’orientent à leur guise dans un conflit permanent.
Nous chrétiens savons seulement que l’histoire s'étend d'un alpha  à un oméga et que tout conduit à ce dernier.
C’est parce qu’il croit au sens de l’histoire que le pharisien aime le pouvoir..
Pour cela, il sert et se soumet à toutes les volontés motrices qui, souvent, ne lui demandent d’ailleurs pas son avis et qui le méprisent, à l’instar de Pilate.
En fait, le pharisien est un idiot utile. Dans la minorité des cas, il est le complice conscient et volontaire de forces qui le dépassent. La plupart du temps, le pharisien se laisse porter par le courant, voire y pagaille pour accélérer le mouvement.
Quand il en voit pagailler à contre courant, il s’effraie et crie « Attention danger ! », alors que c’est lui qui file droit vers les chutes.

Troisième caractéristique, corollaire de la précédente, le pharisien croit au progrès.
Le sens de l’histoire conduit inéluctablement, pense t-il, au bonheur de l’humanité, à un paradis terrestre restauré dont sa communauté serait l’architecte.
Peu lui importe que cet idéal messianique soit sans cesse repoussé dans un avenir hypothétique, peu lui importe qu’il se heurte sans cesse aux réalités, humaines, sociologiques ou économiques. Il est convaincu que l’idole « Progrès » saura, un jour, vaincre ces résistances d’un autre temps.
Pour cela, le pharisien est un utopiste, jamais un réaliste. Il n’hésite pas à gommer l’enseignement des siècles pour se forger un futur à son idée, comme ses ancêtres se sont forgés un Messie bien terrestre, bien mondain, en contradiction flagrante avec les écritures qu’ils disaient connaître mieux que d’autres.
Qu’importe ! Jésus n’était pas celui qu’ils attendaient.
Les pharisiens de notre temps ne pensent ni n’agissent autrement. Ils se croient les êtres les plus « religieux ». Mais c’est parce que leur religion est seulement à leur mesure, taillée à leur proportion.
Ils se croient grands et supérieurs parce que leur plafond est bas. Il leur manque le sens de la perspective.
Bien sur, c’est une dramatique méprise. Mais allez leur faire comprendre.

Ce n’est pas tout.
Outre ces déjà nombreuses spécificités, il faut savoir que le pharisien adore le complot.
Sous les apparences d’une vertu dont il se pare comme une cocotte, il agit toujours en douce.
Pourquoi ? Parce qu’il craint le peuple.
 Il manipule l’argent, change les constitutions, signe des traités, rédige des décrets, élabore ses stratégies et désigne celui qu’il faut abattre ….toujours en douce, toujours dans le secret de ses convents.
Quand il se dévoile (ou est dévoilé), vous remarquerez qu’il a toujours pour sa défense quelques témoins de moralité, philosophes autoproclamés et bonnes consciences qui appartiennent à sa coterie. Qu’importe s’ils se contredisent ! La vérité ne les intéresse pas.
De même, dans le domaine de la justice, il a beaucoup de mal à condamner le criminel. Vous comprenez bien pourquoi …
Au tribunal du pharisien, c’est l’innocent ou la victime qui trinque. On y relâche toujours Barabbas.

Comploteur comme le serpent, le pharisien est toujours orgueilleux et narcissique comme un paon. Certes, pourra-t-on objecter, il n’est pas le seul.
Mais alors que la plupart le savent et tentent de le combattre, lui s’y complait. Son miroir est son seul ami.
Il est drogué aux honneurs.
Pour cela, à l’origine, il parait son vêtement de longues et pieuses franges. Aujourd’hui, mimétisme oblige, les franges sont devenues plus subtiles, voire subliminales. Une rosette par ci, une présidence par là.

Voulez-vous faire apparaître le pharisien, le faire sortir du camouflage de son mimétisme ?
L’appât idéal est un plateau de télévision, une caméra, un micro, surtout avec un présentateur qu’il saura complaisant, un pharisien comme lui. Une jolie présentatrice aussi … pour plus si affinités.
C’est l’appeau à pharisien. Cela marche à tous les coups.

Voila.
On pourrait fouiller encore longtemps dans ses viscères grouillants.
Mais cela suffit.
On en sait assez pour reconnaître le pharisien au premier coup d’œil.
Assez pour se méfier de son levain … porterait-il une mitre.

Jean-Marie Clerget-Gurnaud
De la pathologie individuelle à celle du groupe

Il est troublant pour le médecin de constater à quel point les grandes pathologies du siècle qui affligent les corps sont l’exact reflet physiopathologique des maladies sociétales, de « la » maladie, devrait-on dire.
Cette « hypertrophie du Moi » se caractérise, en toute logique, par divers ordres de troubles :
D’abord l’individualisme, le renfermement sur soi-même, l’oubli et l’indifférence aux autres, la perte de repères et de tout système de valeurs, les troubles de la communication et du lien d’autant plus paradoxaux qu’ils se développent dans un contexte technologique centré, justement, sur les moyens de communication, la solitude qui en dérive et, enfin, l’éclatement de ce « moi » en de multiples troubles névrotiques, voire psychotiques.
Ces troubles sociétaux éclatent d’évidence à tout regard lucide autant que compatissant.

Or, il n’est pas plus égoïste et individualiste que le cancer, la cellule cancéreuse. Son « moi » passe avant tout, mobilise toutes les énergies possibles du corps qui l’abrite. Elle ne pense qu’à une chose : sa propre vie. Elle se veut, en fait, une cellule immortelle. Son obsession est sa reproduction et son essaimage, véritable impérialisme destructeur. Cet individualisme poussé à l’extrême est aussi suicidaire car en tuant le corps-hôte, il tue la cellule atteinte. La cellule cancéreuse n’en a cure.

Le SIDA mais aussi tous les syndromes allergiques ou auto-immuns ont en commun un dérèglement de l’immunité. Les corps qui en sont atteint ne savent plus reconnaître "l’ ennemi ". Leurs réactions ne sont plus adaptées. Dans les syndromes d’immunodéficience, la défense est réduite à rien, dans les syndromes allergiques ou auto-immuns, elle est disproportionnée voire déviée vers l’ami.  L’organisme atteint a perdu tout repère et discernement. Sans système de reconnaissance, c’est à dire de valeur, il ne sait plus distinguer son bien. Il oscille, dans une inadaptation complète aux situations, entre l’apathie et l’agressivité.

Les troubles cognitifs, enfin, au premier rang desquels la Maladie d’Alzheimer sont avant tout une maladie du « lien » et de la communication. Par le dé-tricotage progressif de la mémoire, l’environnement devient étranger. L’organisme atteint commence par perdre sa capacité de mémorisation, de dire qui il est, d’où il vient et où il va selon les trois interrogations de Gauguin.  Moins de stockage de l’information, moins de restitution de celle-ci, moins de restitution, moins de re-connaissance, moins de re-connaissance, plus de solitude, plus d’angoisse, plus de renfermement, ce qui boucle le cercle vicieux.

Ainsi, dans le domaine du visible et de la raison pure, la pathologie de l’individu permet de comprendre celle du groupe.
Même un être purement rationnel et matérialiste peut imaginer, voire comprendre, qu’en amont de la pathologie du groupe se trouve la pathologie de l’esprit humain, la maladie spirituelle par excellence qu’est l’Orgueil, forme suprême de l’Hypertrophie du Moi qui contamine tout le groupe.
Est-ce à dire que ce dernier est un phénomène nouveau ? Non, bien sur.
Ce qui est nouveau, c’est la perte de l’antidote : la Foi.

Cette Foi grâce à laquelle, il fut un temps où plus de la moitié d’une population était moine ou moniale, où les monastères et autres lieux de vie monastique fleurissaient par centaines, par milliers.

Le murmure de l'âme

Je ne sais rien faire d'autre. J'indique mon Nord.
Je pourrais tout aussi bien indiquer le Sud, ou l'Est, ou l'Ouest, ou n'importe quel point de la rose des vents ... comme le font, d'ailleurs, d'autres boussoles "étrangères".
Une chose est sure, c'est que si j'indique autre chose, c'est que je suis ... déboussolée.
Mon Nord, c'est ma raison d'être. Et même si le roulis et le tangage de la vie me font osciller, je finis toujours par me stabiliser en pointant vers ce point. Je n'y suis pour rien. "On" m'a construit comme ça.
Comme je ne sais rien faire d'autre, je le fais avec une constance un peu brutale que, souvent, cher capitaine, tu dois trouver obtuse et énervante.
Pourtant, il a bien fallu, faute de n'être qu'un bête et passif instrument du voyage, trouver des justifications à cette polarité, l'habiller de raison, la parer d'une Transcendance.
C'est ainsi, qu'avec la patine et les rides du temps, je le trouve beau, mon Nord. Tellement d'autres boussoles, du même fabriquant, l'ont indiqué avant moi, avant de reposer au fond des océans. Ce Nord, il n'est ni à droite, ni à gauche, ni en bas, il est en haut et une étoile brille sans bouger au dessus de lui.
Mais je ne suis qu'une boussole et n'ai pas la prétention d'indiquer la direction du bateau. Là, c'est ton affaire, Cher Capitaine. Je ne suis pas là pour t'indiquer où tu dois aller mais pour que, toujours, tu saches où tu es et où tu vas.
Si parfois, tu trouves que j'indique un nord bizarre, c'est soit que je suis déréglée par une "masse" quelconque qui me perturbe, soit que, quelque part, ton estime est erronée et que tu n'es pas où tu croyais être. Les courants de la vie sont tellement traitres ! Ce n'est jamais très grave: un petit tour vers la table de navigation, quelques calculs à refaire et c'est bon.

Cher Capitaine, je n'ai pas d'autre raison d'être que ton service. "On" m'a construit pour ça. Sous la vitre froide de ma rosace et malgré la rouille, mon coeur de boussole bat pour toi.